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Les Initial Coin Offerings proposées via Ethereum connaissent un succès grandissant : le nombre de startups utilisant cette méthode pour lever des fonds augmente de jour en jour tout comme la masse d’investisseurs attirée par ce nouveau mode de financement participatif.

La crowdsale de Bancor :

Le nouveau record de fonds récoltés via une ICO fut réalisé par Bancor, qui propose un nouveau mécanisme d’achat/vente de tokens via la blockchain d’Ethereum (la liquidité du marché est assurée par un fonds de réserve pour assurer l’instantanéité des échanges et le prix est déterminé selon les volumes en suivant une formule alambiquée). La levée de fonds permit à l’équipe d’Eyal Hertzog de recueillir plus de 390 000 ethers.

La blockchain d’Ethereum fut fortement sollicitée durant la vente et de nombreux utilisateurs du réseau eurent de grosses difficultés à effectuer leurs transactions. Comme dans le cas de Bitcoin, les transactions en attente se retrouvent dans un espace mémoire dédié chez les noeuds du réseau (appelé backlog ou transaction pool); lorsque celui-ci est saturé le temps d’attente entre la diffusion d’une transaction et le minage du bloc l’incluant augmente fortement.

Le fort engouement pour cette ICO provoqua une forte hausse du nombre de transactions en attente, les acheteurs se précipitant pour faire partie des premiers détenteurs de BNTs. Cela affecta l’ensemble du réseau durant plusieurs heures; et même l’équipe de développement de Bancor n’a pas pu modifier suffisamment rapidement le smart-contract qui gérait cette levée de fonds (ils souhaitaient fixer la fin de la vente lorsque 250 K ether auraient été récoltés mais ce n’était pas codé dans le contrat !). La vente s’est ainsi poursuivie deux heures de plus que prévu.

En terme d’engorgement de la blockchain, c’est l’ICO de Status qui détient désormais le record !

La crowdsale de Status :

L’équipe de Status (plateforme de messagerie open source/navigateur mobile pour interagir avec les applications décentralisées sur le réseau Ethereum) a certainement suivi les conseils de Vitalik Buterin et proposé un modèle d’ICO original : une vente plafonnée à 300 000 ETH, consistant en une succession de ventes à plafond caché. Si l’ICO pouvait durer 14 jours, elle fut finalement close en moins de 24 heures. La fear of missing out et plus globalement la fièvre de l’or 2.0 ont une fois de plus poussé les investisseurs à se précipiter sur leurs wallets afin d’envoyer leurs ethers vers l’adresse du smart-contract gérant la vente avant même le que le bloc de départ ne soit miné…

Le nombre record de transactions diffusées sur Ethereum en une journée (le 20 juin) est désormais de 308 488 !

La paralysie de la blockchain fut telle que de nombreuses plateformes de change bloquèrent temporairement les retraits en ethers. MyEtherWallet diffusait même un message sur sa page d’accueil dissuadant les utilisateurs d’effectuer des transactions si elle n’étaient pas urgentes. La situation a duré plus d’une journée.

De plus, étant donné les règles complexes qui gèrent l’évacuation du surplus de transactions en attente dans le backlog, certains utilisateurs ont vu leurs ethers disparaître dans une dimension parallèle : des transactions validées mais jamais minées où le délai entre l’échec de celle-ci et le retour des fonds devenait très inquiétant chez certains. De gros porteurs ont commencé à paniquer et vendre massivement leurs ethers, provoquant une chute brutale du cours.

Extrême volatilité du cours de l’Ether

Face à cette augmentation folle du nombre de transactions diffusées sur le réseau durant la crowdsale, certaines plateformes de change ont pris la décision de suspendre les paiements en ethers durant la période d’engorgement. Une décision qui a suscité de vives critiques de la part des utilisateurs, nombre d’entre eux n’arrivant même plus à se connecter à certaines exchanges prises d’assaut. Le marché des cryptomonnaies étant très sensible aux effets d’annonce, ces problèmes ont provoqué une chute très violente du cours de l’ether en raison de la cascade d’ordres de vente.

Sur la plateforme GDAX (anciennement Coinbase Exchange), un ordre de vente massif (96 100 ETH) au prix du marché a fait plonger le prix de l’ether aussi bas que 13 $, remontant ensuite tout aussi rapidement (nous parlons ici de moins d’une seconde). Face à ce mouvement brutal, Coinbase a même décidé de suspendre le trading ETH/$ durant plusieurs heures et les retraits en ether. Face aux accusations lancées par des traders ayant perdu gros (dans ces cas extrêmes de chute vertigineuse, les positions sont liquidées bien au-dessous des stop loss prévus, généralement par un appel de marge), les investigations se poursuivent pour déterminer les causes de ce événement; mais il semble bien que tout ait fonctionné normalement (l’ordre à plusieurs millions de dollars a entraîné une cascade de stop loss et d’appels de marge).

Le problème de la scalabilité

Tandis que le réseau Bitcoin semble s’orienter vers une résolution des problèmes de scalabilité via la proposition SegWit2x (également connue sous le nom d’accord de New York), Ethereum se retrouve face à ce défi commun à de nombreuses cryptomonnaies. Ces récents déboires ont un côté positif : ils mettent en lumière l’absolue nécessité de trouver des solutions pour améliorer la scalabilité de la blockchain. Il y a de nombreuses pistes d’améliorations, notamment :

Les state channels : le concept de state channel est assez similaire à celui des canaux de micropaiements sur Bitcoin, bien que sur Ethereum, les applications aillent au-delà des simples transactions financières. Ce sont des “interactions qui pourraient se produire sur la blockchain, mais qui sont contrôlées au-dehors, sans augmenter de manière significative le risque de tout participant”, pour reprendre la définition du développeur Jeff Coleman. Pour simplifier :

  • Ouverture : une partie de l’état de la blockchain est “fixé” via un smart-contract ou à l’aide de multi-signatures entre les différents participants.
  • Les participants mettent l’état de la blockchain à jour “entre eux” en créant et signant leurs transactions. Il faut bien sûr qu’à chaque instant tout participant puisse être capable de publier le state channel sur la blockchain.
  • Fermeture : les participants sont d’accord pour publier le state channel sur la blockchain dont l’état sera mis à jour.

Le sharding : cette méthode consiste à “fragmenter” l’état de la blockchain et confier la validation de ces partitions à des noeuds distincts.

Notons que l’on peut améliorer la situation en configurant différemment les noeuds quant à la taille du mempool : que ce soit sous Geth ou Parity, il est possible de modifier le nombre maximum de transactions résidant dans le backlog. Chaque mineur peut donc, en fonction de la qualité de son matériel, jouer sur ces paramètres (le champ GlobalSlots de la structure TxPoolConfig sous Geth, par défaut à 4096, peut être modifié avec la ligne de commande –txpool.globalslots; sous Parity, c’est le paramètre –tx-queue-size, fixé par défaut à 1024).

Les problématiques relatives à la scalabilité nécessitent une importante quantité de matière grise afin de trouver des solutions. Fort heureusement, le nombre de développeurs qui planchent autour cette thématique quant au réseau Ethereum est très important, les solutions proposées feront l’objet d’articles plus techniques.

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