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Le coin qui fera l’objet de cette première revue est le token COSS : sans plus attendre, commençons notre analyse.

Description

Le whitepaper.

COSS en lettres !

COSS, c’est avant tout une plateforme de change, à l’instar de Bittrex, GDAX et bien d’autres encore.
L’ambition de COSS est de rendre le crypto-univers accessible à tous, par le développement d’une solution “tout en un” pour les crypto-monnaies, permettant l’achat de celles-ci contre de la monnaie fiduciaire mais aussi le stockage des deux types de devises, et leur échange réciproque; le tout dans un environnement des plus sécurisés, et facile d’utilisation. Ambitieux, non ? La suppression d’intermédiaires faciliterait donc l’expérience de l’utilisateur et conforterait celui-ci à  s’aventurer éventuellement dans le monde des crypto-monnaies.

En effet, COSS est l’abréviation de Crypto-One-Stop-Solution ! Il s’inscrit dans la catégorie particulière des « profit-sharing exchanges »; avant de poursuivre cette présentation, il serait intéressant de définir ce type de plateforme.

Profit-sharing exchanges

Profit-Sharing Exchanges ? C’est très simple !

Un “exchange” (plateforme de change) vous permet d’échanger une crypto-monnaie contre une autre : il s’agit d’un environnement mettant acheteurs et vendeurs en contact.

Bien entendu, en échange de ce service, la plateforme va prélever une commission sur l’échange en question, se situant d’habitude entre 0.1 et 0.3%, en fonction du montant de la transaction engagée.

Généralement, les exchanges ont toujours eu tendance à garder l’intégralité de ces commissions à leur compte, cependant, au cours de l’année précédente, nous avons pu assister à l’émergence des profit-sharing exchanges (bourses de change à profits partagés pour les francophiles), les premiers exemples me venant à l’esprit étant Binance ou encore Kucoin.

Les PFSE partagent les profits/commissions générés par la plateforme avec les détenteurs du token associé.

Les flux de COSS

Le token

J’en viens enfin à l’aspect nous intéressant, derrière les PFSE, il existe toujours un token éponyme permettant la réalisation de ce partage d’une manière pondérée et logique.

Exemple :

Josh achète 1000 briques à Jean. Une commission de 1% est prélevée sur cette transaction, représentant ainsi 10 briques. La moitié de cette commission est censée être redistribuée aux détenteurs du jeton de l’exchange, hors il y en a des milliers ! Allons-nous diviser équitablement ces 5 briques par plusieurs milliers ? Non, dans un souci d’équité, il s’agira de verser une part de briques proportionnelle à la quantité de jetons détenus par l’utilisateur : si Pierre détient 20% de la supply (distribution totale) de COSS, celui-ci se verra recevoir 20% de la part de briques vouée à être partagée, c’est-à-dire une ! Simple, n’est-ce pas ? Dans le cadre de COSS, il s’agira du jeton du même nom.

Sur la plateforme en question, le token fait office de devise étalon. Il vous est en effet possible de trade la plupart des cryptos listées sur l’exchange avec le jeton COSS, mais par dessus le marché, en plus d’avoir une alternative au bitcoin comme intermédiaire d’échange, la détention du jeton vous permettra de recevoir des dividendes basés sur le volume échangé au sein de la plateforme à l’échelle hebdomadaire.

Cela amène deux nouveaux paramètres d’intérêt dans l’approche de ce jeton, motivant la détention de celui-ci. Maintenir le jeton est en effet bénéfique à l’utilisateur, dans la mesure où celui-ci se voit rétribué à hauteur de la quantité de jetons qu’il maintient.

Cet aspect peut en effet nourrir la convoitise autour du jeton, et encourager son acquisition, celui-ci permettant la génération d’un revenu passif; chose peu commune dans le monde des crypto-monnaies, et fortement appréciée par la plupart des utilisateurs.

Par ailleurs, dans le cadre de promotions ou d’Initial Coin Offerings prenant place sur la plateforme, il sera nécessaire d’effectuer les transactions dans la devise de l’exchange pour s’approprier les tokens de l’ICO.

Les points positifs

Abordons les vertus, les points de qualité autour de ce projet, dans un premier temps :

L’aspect distinguant COSS de la plupart des exchanges existants est bel et bien son système de dividendes reversés aux utilisateurs sur une base hebdomadaire. Ce taux est fixe et n’est pas susceptible de changer à l’avenir, ce qui est une promesse rare : en effet, la concurrence n’a jamais avancé un tel mécanisme.
Comme expliqué précédemment, détenir du COSS vous permettra de recevoir une rétribution (à hauteur de la quantité détenue) basé sur le volume total de devises échangées.
Par ailleurs, une particularité intéressante à noter dans le cadre de COSS, est que celui-ci reverse les dividendes dans les devises respectives, et offre la possibilité de convertir celles-ci en ethers, en un seul clic.

Même s’il est plutôt grossier de définir la plateforme ainsi, voyez COSS comme une sorte de Coinbase “tout en 1”.

Par le biais de celle-ci, vous aurez la possibilité d’injecter votre monnaie fiat afin d’acheter des cryptodevises, et inversement : vendre vos cryptos pour retirer des sommes en monnaie fiat, mais surtout, vous disposerez de l’environnement d’échange, sans avoir à changer de site, ainsi qu’un wallet numérique pour toutes les devises impliquées sur la plateforme.

La plateforme est bien entendu protégée par tous les standards de sécurité existant aujourd’hui : double facteur d’authentification pour l’utilisateur, cold storage de la majorité des fonds, captcha, etc. S’ajoute à cela le fait que vous disposez ainsi d’un portefeuille/espace multidevises.

Mais pourquoi COSS, après tout ?

M. Evensen, CEO de Coss, a une obsession pour la validité légale de ses activités sous tous les angles et ne tient absolument pas à ce que les possessions des utilisateurs de sa plateforme soient compromises par un manque de transparence légale.
Pour chaque nouveau coin introduit sur l’échange, une étude de conformité est réalisée par l’équipe légale de COSS, rien de révolutionnaire cependant.

Quant au support, celui-ci est plutôt réactif, du moins, je vous fais part ici de mon expérience : j’ai en effet rencontré un souci lors d’un dépôt de jetons ERC20 ainsi que durant ma vérification d’identité. Je ne vous cacherai pas que mon ticket par email n’a pas trouvé réponse dans l’immédiat, cependant, j’eus l’idée de leur envoyer un message pas le biais de Facebook Messenger relatant mon problème, et ceux-ci se sont empressés de me répondre dans les 5 minutes suivantes, réglant ainsi très rapidement ma requête de vérification, même si celle-ci n’était pas en cours de traitement depuis si longtemps. Quant à mon problème de dépôt, ils m’ont assuré que celui-ci était en cours de traitement, et m’ont même fourni des détails supplémentaires sur la nature du problème, m’invitant à les recontacter si celui-ci n’avait pas été résolu avant un certain délai.

Ayant déjà rencontré des anicroches sur d’autres exchanges tels que Bittrex, je ne me rappelle pas avoir reçu de réponse, et ce même plusieurs mois passés…
Néanmoins, il est probable que si le trafic de la plateforme COSS venait à augmenter à une échelle comparable à celle de Bittrex, la réactivité du support s’en retrouverait altérée.

Un autre point intéressant à souligner concerne la transparence de l’équipe qui est derrière ce projet. En effet, il n’y a rien d’obscur; tous les noms et profils professionnels des personnes impliquées sont aisément accessibles et présentés copieusement. Par ailleurs, ces derniers ont revu leur communication, celle-ci étant plus régulière que jamais, et plus pertinente. Une sorte de dev diary (revue de progression) est publiée sur Medium, détaillant abondamment les progrès réalisés sur la semaine et les objectifs des suivantes.

Mais bon, à juger le volume du bestiau, qu’est-ce qui pourrait jouer en faveur de son augmentation ?

  • Commençons par l’arrivée d’un fiat gateway par carte de crédit, au courant du mois d’avril, fonctionnalité peu commune et recherchée sur les exchanges, et  qui n’est pas prête à être mise en place immédiatement par la concurrence, étant donné la complexité légale et fonctionnelle d’un tel système. Cela donnera la possibilité de convertir toutes les crypto-monnaies en COSS ou en monnaie fiat et inversement; et ce grâce à sa carte bancaire, technique alternative. Les virements SEPA classiques seront par la suite disponibles.
  • Enfin, il devrait arriver en parallèle une version majoritairement réécrite du moteur de trading ainsi qu’une interface améliorée, qui permettrait ainsi la gestion d’un débit de transactions plus important et favoriserait donc l’expérience utilisateur (moins de latence, ordres bien exécutés et lisibilité des données).
  • Promotions lourdes, visant à mettre en avant la plateforme : je juge impertinent d’évoquer les ambitions trop distantes de la plateforme, qui prétend avoir signé des accords avec de nombreux commerçants, permettant dans un futur proche d’acheter des biens et commodités avec le jeton, car peu de garanties ont été émises à ce sujet .

COSS compte 5 millions de visites par mois, et avec l’arrivée imminente de ces nouvelles fonctionnalités, ce chiffre pourrait facilement doubler. Potentiellement, le volume pourrait tout autant connaître une croissance.

Les modules de COSS

Les limites : une concurrence bien établie

Malgré ce beau corpus d’arguments positifs, on ne peut se permettre d’oublier la réalité moins glorieuse qui jette de l’ombre sur le jeton en question.

En effet, ce dernier présente aussi bien des défauts, particulièrement l’interface sur laquelle celui-ci évolue, sans compter le fait qu’il existe d’autres plateformes proposant plus ou moins les mêmes services : je parle ici de Kucoin et de Binance (même s’ils restent différents).

Le moteur actuel, même s’il est en cours d’amélioration, n’a clairement pas fait ses preuves lors des pics d’activités crypto de la mi-janvier. À maintes reprises, la navigation sur le site était impossible, ou très difficile, et ce même avec une connexion décente : erreurs de chargements, liens ne répondant pas, ordres ne s’exécutant pas … Ce sont des choses inacceptables pour une plateforme sur laquelle notre argent est mis en jeu.
Par dessus le marché, ces problèmes ont été observés sur des volumes avoisinant les $10M/jour, ce qui est relativement faible. Bien entendu, les développeurs de COSS n’étaient pas prêts, et l’équipe spécifiquement consacrée au développement du moteur n’était pas en place à cette époque. Ces problèmes ne se sont plus reproduits avec une telle intensité depuis.

Le futur s’annonce des plus intéressants mais aussi des plus angoissants : comment la plateforme se comportera face à une éventuelle montée en charge ? Aucune réponse rassurante ne peut être rapportée, mais les développeurs assurent les utilisateurs que des améliorations notables ont été réalisées et qu’ils effectuent régulièrement des maintenances.

Par la suite, en jetant un bref coup d’œil au site Internet et au calendrier des projets (roadmap), on s’aperçoit très vite que le site prévoit de proposer un panel de services très variés, voire même un peu trop… En effet, même si la communication est maintenue avec une humilité certaine, COSS a l’ambition de proposer dans un futur proche des solutions de paiement présentes physiquement dans les boutiques, afin de “révolutionner la vie” des commerçants en leur proposant une alternative de paiement performante…  Une seconde, jeunes gens, ne serait-il pas intéressant dans un premier temps de viabiliser votre échange et maintenir la raison de cultiver votre monnaie ? Car oui, fort intéressants ces projets sont; mais bien distants de la vraie nécessité.

Ajoutons à cela que l’adoption de COSS par les investisseurs est aussi freinée par la régularité des listings réalisés sur la plateforme.
En effet, les nouvelles coins listées par le biais de promotions sont loin d’être du plus grand intérêt, et les listings de monnaies du top 100 ne sont pas si fréquents que ça. Rappelons qu’un exchange attire si les devises aux plus grands volumes y sont échangées abondamment…

Kucoin et Binance sont bien établis et disposent d’un atout technique considérable. Ils brassent déjà déjà des volumes conséquents, mais ils sont cependant plus contestables sur le plan légal (Chine) et leur politique de redistribution des dividendes n’est pas fixe :

  • Kucoin propose une redistribution cette fois-ci quotidienne des ressources ;
  • Binance offre des réductions de frais de transactions aux détenteurs du jeton, un atout moins exceptionnel mais appréciable quand on connaît la stabilité de l’exchange et les volumes échangés sur celui-ci.

Conclusion et score :

Dans l’ensemble, ce projet montre bien des qualités et semble nous réserver de belles surprises. Sur l’aspect fonctionnel, cependant, nous ne pouvons fermer les yeux sur l’incertitude quant à la réalisation de leurs projets. L’univers des cryptomonnaies est imprévisible, tout comme la performance des équipes derrière chaque devise, il ne faut pas l’oublier. Ajoutons à cela que la plateforme a aussi ses défauts, évoqués plus haut, et s’attaque à une concurrence bien placée.

Néanmoins, le jeton reste accessible et a connu une croissance des plus solides sur le dernier trimestre, étant donné la distribution de celui-ci et l’agenda des développeurs, un maintien de cette progression haussière est plus qu’envisageable.

À voir !

Score : 3.5 / 5

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